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Réglementation VGP

Cadre légal, obligations de l'employeur, registre de sécurité et sanctions encourues. Un rappel factuel pour rester en conformité.

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Qu'est-ce qu'une VGP ?

La Vérification Générale Périodique (VGP) est un contrôle réglementaire obligatoire des équipements de travail, imposé par les articles R.4323-22 à R.4323-28 du Code du travail. Son objectif : s'assurer que les équipements restent aptes à l'usage et que leur état ne compromet pas la sécurité des opérateurs.

Trois types de vérifications encadrent la vie d'un équipement :

  • Mise en service — à la première utilisation, ou après changement de site d'exploitation pour certains appareils (grues à tour, grues mobiles, ascenseurs de chantier).
  • Remise en service — après démontage/remontage, modification substantielle, réparation touchant un organe essentiel de sécurité, ou accident.
  • Vérifications périodiques — à intervalle imposé (6 ou 12 mois selon l'équipement) tout au long de la vie de l'appareil.

Textes de référence : Code du travail, arrêté du 1er mars 2004 (appareils de levage), arrêté du 5 mars 1993, arrêté du 4 juin 1993 modifié, arrêté du 19 mars 1993 (EPI).

Voir comment se déroule concrètement un contrôle VGP →

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Vos obligations en tant qu'employeur

L'article L.4121-1 du Code du travail impose au chef d'entreprise une obligation générale de sécurité : prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de ses salariés. La VGP fait partie intégrante de cette obligation.

Concrètement, l'employeur doit :

  • Faire vérifier chaque équipement à la périodicité prévue par la réglementation.
  • Confier ces vérifications à une personne compétente (voir section 03).
  • Consigner les résultats dans le registre de sécurité (voir section 04).
  • Mettre hors service tout équipement présentant une anomalie compromettant la sécurité, jusqu'à remise en conformité.
  • Informer et former les salariés utilisateurs.
  • Tenir le registre à la disposition de l'inspection du travail, du CSE et des agents de la CARSAT.

Tous les 6 mois

  • PEMP / nacelles élévatrices
  • Grues mobiles
  • Grues auxiliaires (bras de chargement)
  • Bras de levages
  • Chariots élévateurs
  • Hayons élévateurs

Tous les 12 mois

  • Accessoires de levage (élingues, manilles, palonniers…)
  • Engins de TP (pelles, chargeuses, dumpers…)
  • Équipements de protection individuelle (EPI antichute, harnais…)
  • Ponts roulants et palans (usage normal)
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Qui peut réaliser les contrôles ?

La réglementation impose que la VGP soit effectuée par une personne compétente, au sens de l'arrêté du 1er mars 2004. Cette personne doit :

  • Posséder les connaissances techniques nécessaires (mécanique, hydraulique, électricité, résistance des matériaux) pour l'équipement contrôlé.
  • Maîtriser les textes réglementaires applicables et les normes en vigueur (EN 280 pour les PEMP, EN 13000 pour les grues mobiles, etc.).
  • Disposer de l'expérience et de l'autorité nécessaires pour émettre un avis indépendant sur l'aptitude à l'usage.
  • Être indépendante de l'exploitation de l'équipement : un opérateur ne peut pas contrôler lui-même son propre matériel.

Pour la mise en service de certains appareils (grues à tour, grues à flèche relevable, plateformes suspendues, ascenseurs de chantier), le contrôle doit être confié à un organisme accrédité par le COFRAC.

Positionnement VGPGO

Nos contrôleurs répondent aux exigences de l'arrêté du 1er mars 2004 : formation continue, indépendance vis-à-vis des constructeurs et des utilisateurs, connaissance à jour des textes. Chaque rapport est signé nominativement, avec numéro et qualification du vérificateur.

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Le registre de sécurité

Prévu par l'article D.4711-3 du Code du travail, le registre de sécurité rassemble l'historique complet des vérifications et des observations relatives aux équipements. Il constitue la preuve que l'employeur a rempli ses obligations.

Contenu obligatoire :

  • Identification de chaque équipement (marque, modèle, n° de série, année).
  • Rapports des vérifications initiales, périodiques et de remise en service.
  • Observations, réserves et anomalies constatées.
  • Suites données : réparations effectuées, dates, intervenants.
  • Nom, qualification et signature de la personne compétente.

Le registre peut être tenu sur support papier ou numérique, à condition d'être consultable rapidement sur le lieu de travail. Il doit être conservé au minimum 5 ans et tenu à la disposition de l'inspection du travail, du médecin du travail, du CSE et des agents de contrôle des organismes de sécurité sociale.

À noter : l'absence ou la tenue défaillante du registre est en elle-même une infraction, indépendamment de l'état réel des équipements.

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Risques et sanctions en cas de non-respect

Ne pas faire vérifier ses équipements — ou ne pas tenir de registre — expose l'entreprise et son dirigeant à des sanctions cumulatives, sur les plans pénal, civil, administratif, assurantiel et commercial.

Sanctions pénales

Art. L.4741-1 du Code du travail

Amende jusqu'à 10 000 € par salarié concerné par l'infraction. En cas de récidive : 30 000 € d'amende et jusqu'à 1 an d'emprisonnement. Le chef d'entreprise est personnellement responsable.

Responsabilité en cas d'accident

Faute inexcusable — Art. L.452-1 CSS

En cas d'accident du travail sur un équipement non contrôlé, la faute inexcusable de l'employeur est quasi automatiquement retenue : majoration de la rente versée à la victime, indemnisation des préjudices personnels, action récursoire de la CPAM.

Arrêt de chantier

Art. L.4731-1 du Code du travail

L'inspecteur du travail peut ordonner l'arrêt immédiat des travaux ou de l'activité en cas de danger grave lié à un équipement non vérifié. Coût direct : immobilisation du chantier, pénalités de retard, perte de marge.

Refus de l'assureur

Contrats RC pro / bris de machine

La plupart des contrats d'assurance conditionnent leur garantie au respect des obligations réglementaires. Un sinistre survenu sur un équipement sans VGP à jour peut entraîner un refus de prise en charge — le coût est alors intégralement à la charge de l'entreprise.

Impact commercial

Certifications & appels d'offres

Exclusion des appels d'offres publics et privés, perte des certifications MASE, ISO 45001, VCA, dégradation de la notation fournisseur, rupture de contrats-cadres.

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